La communication digitale peut-elle améliorer la conduite d’essais cliniques ?

La communication digitale peut-elle améliorer la conduite d’essais cliniques ?

Nous sommes déjà revenu sur l’intérêt des plates-formes collaboratives pour les industriels pharmaceutiques, la pertinence des communautés de patients en ligne ou la nécessité de d’améliorer la visibilité de l’information médicale institutionnelle. D’après un livre blanc publié par Quintiles, le géant des essais cliniques, la communication digitale auprès du grand public pourrait aussi améliorer la conduite d’essais cliniques.

 

En effet, 90% des essais cliniques sont retardés en raison de difficultés à recruter des patients

Dans ce cadre, plusieurs options concernant le recrutement de nouveaux patients dans une étude ont été testées. La publicité de masse s’est révélée inefficace avec un coût d’envoi d’un patient chez un spécialiste depuis un généraliste bien trop important. L’utilisation de bases de données listant les patients par pathologies est aussi généralement trop onéreuse hors du cadre de la recherche de patients atteints de pathologies rares.

Ces frais trop importants s’expliquent par l’analyse des données pour trouver des candidats potentiels, le coût de mise en relation avec les médecins traitants des candidats potentiels et le manque de motivation de ces médecins traitants qui n’ont pas de temps à consacrer à une étude clinique. Face à ces contraintes, Quintiles évoque une utilisation des données santé publiées sur internet par des patients à travers le monde, notamment en relation avec les communautés de patients en ligne. La société estime que le fait d'approcher des patients par ces communautés permet de cibler les patients les actifs quant à leur santé et de leur présenter une étude avec éthique.

 

Quintiles avance l’argument d’une meilleure communication sur les essais cliniques.

En échangeant avec des patients via le canal internet autour d’études cliniques, il est possible d’améliorer le protocole de celles-ci. Les patients pourraient ainsi être mieux informés sur les critères d’inclusion et d’exclusion d’une étude, et ils pourraient spécifier le mode de communication qu’ils privilégient. L’organisme conduisant les études cliniques pourrait aussi prendre connaissance des leviers de motivation des patients pour participer à une étude ou au contraire comprendre les freins à cette participation. Un mode de communication privilégiant une relation à long terme entre le patient et l’organisme responsable des essais cliniques serait également favorable à l’observance du traitement par le patient.

 

Toujours selon Quintiles, historiquement les patients ont souvent été mal informés.

Pour bon nombre de patients les études ont été à l’origine d’une augmentation de la qualité de vie au travers du développement de nouveaux traitements mieux adaptés aux pathologies. Un mode de communication privilégié entre ces patients et les industriels permettrait de communiquer plus facilement les résultats d’une étude et d’informer le patient quant à la disponibilité du traitement qu’il a suivi. L’ensemble de ces actions permettrait donc réduire les coûts engendrés par la conduite d’essais cliniques. Ainsi plus d’essais pourraient être conduits et davantage de nouveaux traitements seraient testés et donc approuvés. Voici donc nouvel exemple de la place de la communication digitale dans l'industrie pharmaceutique notamment via les communautés de patients en ligne.

 

Au plaisir d'échanger sur ce sujet,



Christian NEFF 
Fondateur et directeur de Markentive

 

 

 

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