Le growth hacking, nouvelle réalité du marketing digital ?

Le growth hacking, nouvelle réalité du marketing digital ?
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Il y a encore quelques mois, le terme Growth hacking était inconnu pour la majorité des gens de ce côté-ci de l’Atlantique. Mais force est de constater qu’un intérêt grandissant est en train de naître pour cette discipline en France. J’en veux pour preuve le nombre d’articles, de vidéos et même de Meetups qui apparaissent chaque jour et qui traitent de ce sujet. Il suffit d’aller faire un petit tour sur Google Trends pour se rendre compte que, depuis 2013, le Growth hacking a le vent en poupe. Il devrait être dans l’ADN de toutes les start-ups.

Evolution du terme growth hacking sur google trends

 

Définition du Growth hacking

Le growth hacking a été introduit par Sean Ellis, ancien salarié de Dropbox, qui le définit comme ceci : en résumé, un growth hacker est une personne dont le seul et unique objectif est la croissance. Chaque décision, chaque tactique, chaque stratégie qu’il entreprend est motivée par ce seul et unique but. Pour cela, il faut que le Growth Hacker connecte systématiquement votre public-cible avec votre produit ou service.

Josh Elman, un entrepreneur de la Silicon Valley ayant travaillé pour quelques-uns des géants du Social Media (Linkedin, Facebook, Twitter), apporte un autre éclairage sur la définition du Growth Hacking : le terme growth hacking n’est pas le plus pertinent, mais il décrit bien le nouveau processus d’acquisition et d’engagement de consommateurs combinant les stratégies du marketing traditionnel et analytiques avec des compétences de développement de produits.

Définition du growth hacking par Markentive, agence d'inbound marketing à Paris

 

On l’aura compris grâce à ces définitions, le rôle du Growth hackeur est sensiblement différent du rôle d’un professionnel du marketing, qui peut avoir comme objectif le Brand Awareness ou la communication de valeurs. Le Growth hacker va mettre en place des tactiques (« hacks ») qui ont la particularité d’être gratuites (ou très peu cher), et qui ont pour objectif d’augmenter drastiquement la courbe de croissance du chiffre d’affaire. Pour y arriver, le growth hacker se posera les questions suivantes :

  • Comment faire pour acquérir plus d’utilisateurs de mon produit ?
  • Comment faire pour rendre mes utilisateurs plus actifs ?
  • Comment faire pour pallier ma perte d’abonnés ?
  • Comment faire pour inciter mes consommateurs à dépenser plus ?

Cette notion plutôt opportuniste de la discipline fait que le Growth hacker est très prisé des start-ups, qui cherchent généralement à booster leur nombre d’utilisateurs par des techniques et astuces peu coûteuses du fait de leurs ressources limitées qui les empêchent d’investir dans des stratégies onéreuses.

Quelques cas illustres de Growth hacking réussi

L’exemple le plus célèbre et qui pour certains constitue le premier cas de growth hacking documenté est à attribuer à Hotmail en 1996. A l’époque, le célèbre service de messagerie que l’on connaît aujourd’hui n’en était qu’à ses débuts et connaissait une croissance relativement faible. S’étant rendu compte que 80% des nouveaux utilisateurs du service de messagerie s’étaient inscrits grâce à des amis via le bouche-à-oreille,  Tim Draper, co-fondateur de Hotmail, a alors décidé d’insérer un message à la fin de chaque email envoyé à partir de Hotmail :

« PS: I love you. Get your free e-mail at Hotmail »

L’impact fut instantané, entraînant un effet « boule de neige » qui boosta le nombre d’utilisateurs au service de messagerie, qui grimpa rapidement à 3000 par jour. En 6 mois, Hotmail généra 1 million d’abonnés. En 18 mois, le nombre explosa pour atteindre 12 millions et fut racheté par Microsoft pour 400 millions de dollars.

Ce cas d’école a été imité avec plus ou moins de succès par d’autres entreprises. Par exemple, le message  « sent from my iPhone » que l’on retrouve aujourd’hui en bas des messages envoyés à partir d’un appareil Apple suit la même logique.

Dropbox est également connu pour avoir développé avec succès de nombreuses techniques de Growth hacking pour faire exploser son taux d’utilisation. Il a notamment utilisé ses « early adopters » comme moyen de diffusion de son service en leur offrant de l’espace de stockage supplémentaire en échange d’une recommandation.
Le growth hacking selon dropbox, par Markentive, agence d'inbound marketing à Paris

Marketing digital = Growth Hacking ?

Bien que le terme soit relativement nouveau et fasse le « buzz » actuellement, le Growth hacking est plus un état d’esprit qu’un nouveau métier à part entière. Cela fait de nombreuses années que des start-up ingénieuses tentent de maximiser leur croissance sans passer par une démarche de marketing traditionnel. En fait, lorsque l’on y pense un instant, le growth hacking n’est rien d’autre qu’un marketing adapté à son environnement et aux nouveaux outils. Avec l’évolution des nouvelles technologies et le champ de nouvelles réalités qu’elles apportent, marketing digital et growth hacking sont deux notions qui vont se côtoyer de plus en plus jusqu’à devenir complémentaires.

Quoiqu’il en soit, le growth hacking est une discipline réellement passionnante qui mérite que l’on s’y intéresse. De nombreuses techniques de growth hacking peuvent être exploitées dans le cadre d’une stratégie digitale et nous sommes chez Markentive convaincus qu’elles peuvent apporter des résultats intéressants pour nombre de nos clients. Pour aller plus loin, n’hésitez pas à consulter notre page de conseil en croissance !

Découvrez dans cet article 5 leçons de Growth Hacking  au travers de magnifiques exemples d’entreprises qui ont connu un succès en temps record grâce à cette nouvelle vision, ainsi que notre entretien avec Nicolas Finet, Growth Hacker et fondateur de Sortlist.

Geoffrey Bressan 
Consultant @Markentive_FR

 

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